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Korat -Surin- Sisaket

Woaw…

Vers près d’une heure du mat’ , Joy arrive!

J’aurais dû la retrouver en octobre 2009, mais je m’étais fais embobiner par Lek, une amusante siamoise rencontrée sur internet… Une histoire qui a bien eu ses bons côtés mais qui au final n’a rien donné et qui s’est révélée digne des romans d’aéroport: du charme, du fun, du sexe mais qui au final m’aura coûté très cher: à peine deux semaines après mon retour en Helvétie, alors qu’elle m’avait déjà parlé et s’était plainte de douleurs gynécologiques, elle m’appelle en compagnie de son docteur qui m’annonce que seule une opération suivie d’un traitement aux hormone plutôt cher pourrait lui sauver la vie… Argent ou Vie? – Quelle question! – Je crache!

J’ai donc « acheté » à Lek une nouvelle vie qu’elle m’avait ensuite dédié… Mais alors qu’elle prétendait vouloir partager cette nouvelle vie avec moi après avoir repassé quelques semaines en sa compagnie au printemps et en automne 2010, lorsque je lui ai annoncé avoir réuni la somme minimale me permettant mon expatriation vers le Pays des Sourires sous réserve d’être « kiniao » (=râpe/économe) avec un budget annoncé de CHF 10.- par jour et avec malgré tout l’intention de visiter les pays avoisinants, elle m’a gentillement  recommandé de trouver une fille sans enfant… et m’a donc poliment largué…

Ayant passé entre temps à un téléphone sous androïd sur lequel j’ai ajouté l’application « Viber » (réservée aux smartphones haut de gamme et iPhone), j’ai eu la confirmation de l’y retrouver parmi les contacts compatibles, elle avait donc trouvé un nouveau pigeon qui a bien voulu lui offrir le téléphone Pomme qu’elle me réclamait!

J’avais rapidement revu Joy à Bangkok en public le temps d’un déjeuner en 2010…

Mais là, libre de toute attache, sans aucune de ses filles, Joy venait me retrouver!!!

Un véritable Joyaux (suggestion du dictionnaire T9 androÏd)

Cinq jours en intimes entre Korat, Surin et Sisaket pour revivre et raviver la passion et les sentiments toujours présents malgré tant de séparation physique qui m’auront malgré tout permis de lui inculquer que je ne suis qu’un pauvre élément de la race occidentale, alors que les femelles locales nous veulent parce qu’elles croient que l’on chie des billets de banque.

Joy aime qui je suis, cette fois-ci j’en suis persuadé, et moi aussi, mes sentiments sont toujours intactes malgré son re-mariage…

Complicité

Complicité

 

Joy

Joy…

Joy qui m’a tant fait aimer la Thaïlande, Joy qui a été ma copine lors de mes séjours 2002 et 2003, Joy, une masseuse aux mains magiques, Joy, mon amie d’Isaan avec qui j’ai gardé un contact presque interrompu depuis notre rencontre…

Si vous avez suivi mes pérégrinations 2002 et 2003 , vous la connaissez déjà!

Joy est une fille d’Isaan, la partie est de la Thaïlande; elle vit près de Kantharalak, Province de Sisaket et plus jeune de 10 ans que moi.

Je l’ai rencontrée en me faisant masser à Chiang Maï en octobre 2002. Et malgré tout ce que je savais et avais lu sur les thaïlandaises, j’ai décelé chez elle, excepté un dévouement de très haute qualité dans son massage traditionnel thaï (rien à voir avec le body-body massage pour célibataires esseulés), une sincérité et une bienveillance admirables.

Une certaine ressemblance avec feu ma cousine m’a elle aussi touchée…

J’ai donc très rapidement repris un deuxième massage, et elle m’a parlé de ses filles, de sa vie, de son expérience de vie…

Je lui ai demandé si elle était disposée à faire plus ample connaissance hors de son travail et on est allé ensemble au karaoké.

Là, sa voix et l’émotion qu’elle savait faire passer dans l’interprétation des chansons qu’elle avait choisies ont fini de me laminer, je suis tombé amoureux!

 

Joy au karaoké

Joy au karaoké

Éviter "Nam Tuam"

Vendredi 28, je me réveille pas trop tard et décide qu’il est préférable de quitter Bangkok plutôt que de subir trop de ralentissements si les eaux arrivent en ville.

Bangkok, Krungthep, Cité des Anges, et tous les autres noms que désignent cette mégapole, est une ville que j’aime, mais pas plus de cinq jours de suite…

En général, c’est grouillant, peuplé, fourmillant, bouchonnant, insomniaque, actif, amusant, triste aussi sur certains points, mais là, une ambiance pré-apocalyptique plane. Presque difficile de trouver un taxi (50% des taxis sont repartis chez eux, hors capitale je le lirai plus tard dand les news de Thaivisa), aucun embouteillage (c’est appréciable pour le coût du  taxi), Khao San Road est l’ombre d’elle même, presque vide…

J’aime m’asseoir sur la terrasse du Shamrock pub, bien au centre de cette rue, j’appelle ça ma « séance de théâtre » mais ce vendredi 27 au soir, c’est l’entre’acte, ni kateuy en folie (les transsexuels qui font leur cinéma), ni britons bourrés qui rampent d’un bout à l’autre de la rue, ni jolies allemandes qui se cherchent un compagnon de voyage… Morne! Et pourtant on n’est qu’à quatre jours d’Haloween que j’y ai vécu l’an passé avec grand amusement… Les thaïs aiment toutes les occasions de s’amuser et sortir des conventions!

Donc ce samedi 28 octobre au matin, j’arpente les quelques agences encore ouvertes pour trouver un moyen de m’échapper vers l’est… Même chez Mama Travel, la plus fiable agence de la rue, on ne sait que m’offrir ni me confirmer que Mo’Chit, le terminal de bus nord-est est encore fonctionnel… Oui, on croit que c’est encore ouvert, mais peut-être plus pour longtemps…

Le téléphone du terminal ne répond pas, je tente ma chance et prends un taxi qui m’y emmène presto.

Pas de débordement aquatique visible, mais une fréquentation frénétique et largement plus grande que dans me voyages précédents, des files d’attente aux guichets plus longues que jamais. Le bateau coule et les rats quittent le navire !

J’obtiens finalement un ticket pour Korat – Ubon Ratchasima mais dois courir pour atteindre le bus qui devrait partir dans cinq minutes… Bien installé, le bus tarde à partir et c’est finalement avec 45 minutes de retard que notre véhicule se met en route.

La périphérie de Bangkok est effectivement inondée, la route est embouteillée, les voies d’urgence des highways surélevées servent de parking de sauvegarde aux véhicules des victimes de « nam tuam » (inondations), il faudra un peu plus de six heures au lieux des 3h30 normales à notre vaisseau pour atteindre Korat, ville industrielle périphérique de la capitale et ancienne base US du temps de la guerre du Vietnam.

Là, je rejoins Doctor’s Guesthouse, que j’avais déjà fréquenté, y pose mon sac et retourne attendre Joy qui doit arriver de Sisaket vers minuit…

 

 

Arrivé!

Voilà,

Je suis bien arrivé sur le sub-continent sud-asiatique ce 27 octobre 2011 à 17h50 locale, avec 15 minutes d’avance sur l’horaire prévu…

Vol avec Etihad toujours agréable et bien servi à bord, première moitié à l’aise, allongé sur 2 sièges après 3 verres de rouge, je n’ai même pas regardé un film avant de m’endormir et avant de me faire réveiller pour la préparation à l’atterrissage à Abu Dhabi…

Environ 2h d’escale suffiront pour un assez bon café dans le gigantesque lounge fumeurs super bien aéré où ma nicotine-addiction a pu se satisfaire…

2è partie du vol dans un 777 bien plus rempli, mais tout de même avec un siège que j’avais réservé vers une issue de secours, je peux m’allonger malgré les coups de coude du gros arabe qui aurait mieux fait de prendre deux sièges plutôt que ce « long leg seat »…

Je dors malgré tout presque jusqu’à Bangkok…

Aéroport de Suvarnabhum, je découvre que les « airport bus » à 150 bath qui m’amenaient habituellement assez rapidement du côté de Khao San Road n’existent plus… Quelques demandes de renseignement finissent par m’aiguiller vers un SkyTrain jusqu’à Phaya Thaï d’où je partagerai un taxi avec un allemand au chômage jusqu’à ma destination… Le budget total est équivalent!

Khao San Road est presque déserte… Des sacs de sable sont prêts devant chaque échoppe pour les inondations prévisibles, certaines boutiques ont même monté des murets de 50cm en prévision du risque d’arrivée de « nam tuam », les inondation dont la presse se fait alarmiste…

New Joe Guesthouse, la réceptionniste me reconnait et quand je lui demande si l’eau va arriver jusqu’ici en mentionnant les sacs de sable préparés, elle me répond « safety first », alors que le chauffeur du taxi semblait tout excité à l’idée d’un tsunami urbain noyant ce quartier backpacker…